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Alaïa au musée Galliera : une réouverture en demi-teinte

Nous avons enfin trouvé le temps de pousser les portes du musée Galliera. Quelle déception ! Nous en avons longuement parlé avec nos amis blogueurs et passionné de mode, tant il est difficile de trouver les mots. Nous attendions cette réouverture depuis si longtemps que nous avions sûrement fantasmé un vécu et un plaisir à leurs points les plus élevés, nous aurions pu dire cela mais non.

Olivier Saillard n’a pas su trouver son public, la faute à une scénographie inexistante, une luminosité lugubre, des envolées lyriques sur des cartons explicatifs parfois abscons.  L’équipe du musée nous a tellement fait rêver depuis la fermeture pour rénovation, souvenons nous de Rey Kawakubo, de Balenciaga, de l’exposition Mannequin Le corps de la mode, … au mise en scène certes sobres mais présentes, une question subsiste : POURQUOI ? Pourquoi ne pas avoir eu l’audace d’un Centre Pompidou (qui parvient toujours à créer l’étonnement tant le ludisme plane entre les oeuvres , d’un Palais de Tokyo … serait ce l’apanage de l’art contemporain ? La mode se serait t’elle enfermée dans un corset bien trop serré provoquant un étouffement lent et douloureux ? Qu’elle image la mode à Paris veut elle donner, quel signal aux autres capitales des fashion weeks ? Tant de question qui finissent par brûler mes pensées.

Il est facile de pointer du doigt celui sans qui l’univers de la mode resterait si poussiéreux. Quid de Martin Szekely ? Une enfilade de mannequins dans la pénombre desquels vous parviendrez peut être à percevoir les sublimes créations de Mr Alaïa, tout ceci est bien trop peu pour la capitale de la mode. Les créations atemporelles, la maîtrise du corps de la femme, le rêve que provoque la simple évocation du travail d’Alaïa, tout fut pour ainsi dire éclipsé par une obscurité froide, un silence mortifiant, un file indienne de visiteurs tentant de lire les mots blancs sur fond noir …

Ce n’est pas si grave me direz vous ? Oui mais. La mode n’est elle pas ce qui représente le monde ? Je le pense sincèrement. Elle distrait, elle passionne, elle envoûte, elle est la création. Il était du devoir du musée Galliera de respecter les valeurs du travail de Mr Alaïa, pas seulement en apposant de simples cartons aux pieds de trophées immobiles, toisant les visiteurs sans même leur adresser un regard. Nous aurions voulu découvrir le processus de création du couturier, revoir ses défilés, nous délecter d’une mise en lumière de toute son oeuvre. Et bien pas cette fois, ou en tout cas pas au musée Galliera.

La partie se trouvant au Musée d’Art Moderne fut nettement plus enthousiasmante. Lumineuse, mieux mise en valeur, c’est là qu’aurait dû se tenir cette rétrospective … 

Pour ne pas passer pour de piètres blogueurs au jugement facile, nous terminerons cette critique vitriolée par un immense bravo à Mr Alaïa pour l’ensemble de son oeuvre et un bravo à Mr Olivier Saillard pour ses expositions précédentes.

Jusqu’au 26 janvier 2014 – toutes les infos sur : palaisgalliera.paris.fr

We finally found the time to push the doors of the museum Galliera. What a disappointment! We spoke about it for a long time with our friends bloggers and passionate about fashion, so much it is difficult to find the words. We waited for this reopening since so for a long time as we had certainly fantasized a real-life experience and a pleasure in their highest points, we would have been able to say it but not.
Olivier Saillard did not know how to find his public, the fault in a non-existent scenography, a lugubrious luminosity, flights of poetry on sometimes abstruse explanatory cardboards(boxes). The team of the museum so much made us dream since the lock for renovation, remember we of Rey Kawakubo, Balenciaga, the exhibition Model The body of fashion, in staged certainly sober but present, a question remains: WHY? Why to have had no boldness of a Centre Pompidou (which always succeeds in creating the surprise so much the flat playfulness between the works, of a Palace of Tokyo would be it the privilege of the contemporary art? The fashion would have locked itself  into a very tightened corset causing a slow and painful breathlessness? What  images the fashion in Paris wants to give, what kind of signal to the other capitals of fashion weeks ? So much question which burn my thoughts. 

It is easy to point at the one without whom the world of fashion would remain so dusty. What about Martin Szekely? A row of models in the twilight from whom you will reach perhaps to perceive  sublime creations of Mr Alaïa, this is very too little for the capital of the fashion. The timeless creations, the control of the woman’s body, the dream which causes the simple evocation of the work of Alaïa, everything was darkened by a cold darkness, an offensive silence, one single queue of visitors trying to read the white words on a black background…
It is not so grave will say to me you? Yes but. The fashion is it not what represents the world? I think of it sincerely. It distracts, it fascinates, it bewitches, it is the creation. It was necessary of the duty of the museum Galliera to respect the values of the work of Mr Alaïa, not only by affixing simple cardboards to the feet of motionless trophies, looking up and down the visitors without sending to them even a look. We would have wanted to discover the process of creation of the fashion designer, to see again its shows, to delight us of a putting in light of all its work. And well no not this time, or in any case not to the museum Galliera. 

The part being to the Museum of Modern Art was clearly more compelling. Bright, better highlighted, it is there that should have been held this retrospective… 
Not to be thought of as mediocre bloggers in the easy judgment, we shall end this vitriolic  criticism with an immense bravo to Mr Alaïa for its whole work and one bravo to Mr Olivier Saillard for its previous exhibitions.