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L’exposition Punk : Chaos to Couture au MET – l’affront

Vous n’avez pas pu louper aujourd’hui les différents comptes-rendus des médias sur les personnalités présentes hier soir au gala du Metropolitan Museum of Art donné en l’honneur de l’exposition qui ouvrira ses portes dans quelques jours, Punk : Chaos to Couture.

L’idée est brillante, les stars se bousculaient au portillon, plus élégantes les unes que les autres (même si elles étaient loin d’avoir toutes joué le jeu du dress code Punk de la soirée) pour honorer le monde de la mode qui, sous le joug de Anna Wintour et Riccardo Tisci, se penche sur ce phénomène qu’est le mouvement Punk.

Résolument incontournable depuis des décennies chez certains créateurs, la mode Punk a vu le jour dans les années 70 et elle continue d’influencer la mode aujourd’hui. D’après le directeur général du MET Thomas P. Campbell, « Le mouvement Punk est un mélange de références et a été alimenté par les développements artistiques tels que le dadaisme et le postmodernisme« . Et d’après Andrew Bolton, du Costume Institute, « Depuis ses origines, le mouvement Punk a eu une influence incendiaire sur la mode. (…) Les créateurs continuent de s’approprier le vocabulaire esthétique du punk pour capturer au mieux son esprit de rébellion juvénile et sa force. »

You don’t have to miss today’s various reports on media about last night’s gala at the Metropolitan Museum of Art in honor of the exhibition which will open its doors in a few days, Punk : Chaos to Couture.

The idea is brilliant, there was a lot of famous stars, one more beautiful than the others (although some don’t have respect the Punk’s dress code for the event) to honor the world of fashion, as the eyes of Anna Wintour and Riccardo Tisci, examines this Punk’s phenomenon.

Punk is not dead ! For decades Punk is an inevitable transition for fashion designers, the Punk fashion was born in the 70’s and continues to influence fashion today. According to the CEO of MET Thomas P. Campbell,“Punk’s signature mixing of references was fueled by artistic developments such as Dada and postmodernism ». And for Andrew Bolton from the Costume Institute, “Since its origins, punk has had an incendiary influence on fashion. Although punk’s democracy stands in opposition to fashion’s autocracy, designers continue to appropriate punk’s aesthetic vocabulary to capture its youthful rebelliousness and aggressive forcefulness.

L’exposition, rendue possible grâce à la générosité du site Moda Operandi et du groupe Condé Nast, va donc retracer l’histoire de ce mouvement Punk dans la mode à travers une centaine de modèles Femmes et Hommes présentés sur 2 étages du musée. Des premiers modèles créées dans les années 70 aux plus récents, de la Haute Couture au prêt à porter, tous les symboles seront représentés tels que les épingles de sûreté ou les lames de rasoir… Sept galeries se succèdent et vont retracer les plus grandes périodes artistiques de cette époque, à l’aide de clips vidéos et bandes sons notamment.

Au total plus d’une trentaine de créateurs et marques seront ainsi mis en avant. Un seul absent et pas des moindres. Celui qu’on appelle depuis toujours « l’enfant terrible de la mode », celui qui est défini comme « punk sentimental » dans la biographie que Elisabeth Gouslan lui a consacré, n’est pas de la partie. Et pourtant les créateurs français ne sont pas en reste dans cette expo : Karl Lagerfeld, Martin Margiela (qui débuta comme assistant de ce créateur chez Hermès)…

The exhibition, which’s made possible with the generosity of the website Moda Operandi and Condé Nast publications, will therefore retraces the history of the Punk’s movement in fashion through a hundred men and women models presented on two floors of the museum. The first models created in the 70’s to the more recent, from Haute Couture to the ready to wear, all symbols will be represented such as safety pins or razor blades … Seven galleries succeed and will trace the greatest artistic periods of this time, using video clips and sound tracks.

More than thirty designers and brands will be there. One is not here and not least. He has always been called « l’enfant terrible de la mode », The one who has been defined as « emotional punk » in the biography Elisabeth Gouslan, is not in this exhibition. Yet the French creators are not left behind in this exhibition : Karl Lagerfeld, Martin Margiela …

Jean Paul Gaultier, lui, a travaillé tout au long de sa carrière sur ce mouvement Punk. Celui-là même qu’il a remis en avant pas plus tard que lors de sa collection Haute Couture du Printemps/été 2011 avec un French Cancan bougrement dépoussiéré. L’une des salles de l’exposition qui lui est actuellement dédiée au musée Kunsthal à Rotterdam porte même le nom « Punk »… Alors cette initiative du MET et de ses généreux donateurs est peut-être honorable et répond à un phénomène de mode incontournable, mais il faudrait nous expliquer pourquoi ce grand nom de la mode qu’est Monsieur Gaultier n’a pas l’honneur d’apparaitre ni dans l’exposition ni même sur le tapis rouge alors qu’il est l’un des premiers noms qui viendrait aux lèvres de férus de mode si on leur demandait d’associer le nom d’un créateur au mouvement Punk. Un élément de réponse peut-être ?!

Jean Paul Gaultier worked throughout his career on the Punk’s movement. The same one that gave forth no later than at its Haute Couture Collection Spring / Summer 2011 with a French Cancan damn dust. One of the rooms of the exhibition which is currently dedicated to him at the Kunsthal in Rotterdam even called « Punk » … So this initiative of MET and his generous donors may be honorable and responds to an essential phenomenon of fashion world, but it would explain why the big name fashion og Mr. Gaultier didn’t honor to appear in the show or on the red carpet as he is one of the first names that come from the lips of fashion-conscious if they were asked to associate the name of a creator to Punk’s movement. Part of the answer may be ?

  • sofy from sxb

    bizarre cet oubli… JPG c’est pourtant le plus grand !