Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, deux photographes à la fondation Cartier

Henri Cartier Bresson , photo prise au Mexique à Natcho Aguirre en 1934

La fondation rend hommage sûrement au plus grand photographe du XXe siècle : Henri Cartier-Bresson. Cette mise en abîme des travaux de celui qui prononça une phrase qui aujourd’hui habite mon travail : « Photographier : c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre », se fera en parallèle de la mise en valeur des photos de Paul Strand.

Mais quel lien entre ces deux maîtres ? Sans nul doute le Mexique. Sans se concerter les deux photographes entamèrent à la même période (dans les années 30) un périple au cœur de la misère d’un pays en proie à la violence, la pauvreté et la prostitution. Un seul et même sujet pour deux regards différents : l’urgence et le vif du sujet pour Cartier-Bresson, la contemplation et la mise en exergue pour Strand.

La fondation nous livre ainsi une véritable leçon de photographie : deux hommes, deux visions, un seul pays. La question fondamentale se joue dans la subjectivité de la photographie. Souvent dépeinte comme un reflet de la réalité, un instantané, nous nous apercevons vite que d’une scène peut naître des clichés différents, racontant une histoire différente avec un angle opposé. Les styles varient et nous offre avec profondeur un Mexique méconnu, touchant et troublant, mis à nu par ceux qui avant de poser le pied sur cette terre nourrissait de forts a priori sur ce pays qui deviendra vite un point de départ pour une autre vie.

mexique 1933 photo de Strand

L’exposition présente 90 tirages en noir et blanc : les oeuvres de Paul Strand proviennent de collections espagnoles, américaines et mexicaines; celles de Cartier-Bresson, dont certaines inédites, sont issues de la collection de la Fondation HCB.

L’exposition Henri Cartier-Bresson/Paul Strand, Mexique 1932-1934 sera présentée du 13 mai au 2 septembre 2012 au Point du Jour Centre d’art à Cherbourg et sera accompagnée d’un catalogue, publié par Steidl, avec une préface d’Agnès Sire et un essai de Clément Chéroux.

En attendant elle est à découvrir jusqu’au 22 avril 2012 à la Fondation Cartier-Bresson (2 impasse Lebouis, 75014 Paris)

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  • http://www.leblogdelysa.com Lysa

    Whoau!!!!
    Like these photos!!!!!!!!!!
    Lysa