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4 expos à voir d’urgence à Paris

Ces dernières semaines furent pleines de rebondissements, de plaisir et de déconvenues, nous nous sommes alors réfugiés dans ce qui nous rassurent le plus : l’Art. Paris entrant dans sa longue période de léthargie, il est de bon ton de se réfugier dans les musées et de se réchauffer au feu de la culture. Voici de quoi noircir vos agendas, nous avons sélectionné 4 expositions, vues et validées, qu’il ne faudra manquer sous aucun prétexte.

dennis hopper photographie noir et blanc los angeles

DENNIS HOPPER – « L.A. AND FRIENDS – PHOTOGRAPHS FROM THE 60’S »

Le Royal Monceau ne cache pas son amour pour l’art et pour fêter la première année de sa galerie « Art District » sont présentées des photographies inédites du réalisateur et acteur Dennis Hopper, mué en photographe. Vous plongez dans l’univers particulier de celui qui nous fit rêver devant « Easy riders » et sa vision d’une Amérique oscillant entre hippies et conservateurs. Nous connaissons Hopper pour sa carrière d’acteur du petit et grand écran, moins le chemin qui l’amena en saisir l’instantané de son quotidien : la tragique disparition de James Dean. Car c’est bien cet événement qui bouleversa sa vie et son comportement au point de se voir bannir d’Hollywood. Dennis Hopper nous livre son intimité, ses pérégrinations photographiques, sans fard, ce sont des images brutes et authentiques devant lesquelles vous vous sentirez comme un sociologue revisitant Los Angeles à sa plus belle période.

Jusqu’au 03/12/2011

Art District (au Royal Monceau)
41 avenue Hoche – 75008 Paris

photo de rome et ses habitants par william klein

ROMA + KLEIN

La Maison Européenne de la Photographie nous offre un somptueux cadeau pour cette fin d’année : une rétrospective du travail de William Klein à Rome. Tour à tour peintre, graphiste et photographe, William Klein a une vision très personnelle des villes qui l’hébergent, et une vision encore plus personnelle de les mettre en images. Après New York, c’est à Rome qu’il s’est attaqué. Sur l’invitation de Federico Fellini, qui l’engage comme assistant réalisateur sur “Les Noces de Cabiria« , Klein se rend à Rome avec comme fidèle compagnon celui qui immortalisera la vie simple et tumultueuse des romains. Guidé par des personnalités aussi célèbres que Pier Paolo Pasolini, Ennio Flaiano, Alberto Moravia, rien d’autre que les nouvelles figures de proue du monde littéraire et artistique italien, il écume les recoins de la cité à la recherche de son âme. Sur le plateau du 2e étage de la MEP s’étalent les visages des autochtones, des scènes de vie sans trucage, des portraits touchant de son entourage, comme une pellicule fragmentée de la vie d’un photographe amoureux des autres.

Jusqu’au 8 janvier 2012

Maison Européenne de la Photographie (MEP)
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris

planche contact de Diane Arbus de l'enfant à la grenade dans central parc

DIANE ARBUS

Le Jeu de Paume accueille en ce moment le travail d’une photographe les plus touchante de sa génération : Diane Arbus. Très souvent désignée comme « La photographe écorchée« , pour sa vision humaniste du handicap et de la différence. Son regard s’est penché sur ceux que nous ne voyons plus ou refusons de voir, ceux dont la simple idée nous dérangent.  Son approche singulière de la photographie a permis de révolutionner le portrait. Elle photographie ce qu’elle voit, ce qu’elle ressent, sans tricher, sans prisme, elle nous laisse devant un instantané souvent brutal et sans détour, sans explication. Son oeuvre s’apparente plus à un quète anthropologique qu’à une réelle recherche d’esthétisme. Baignant dans les milieux underground de sa ville fétiche, New-York, mais aussi en Californie, elle scrute et décortique la différence, des transformistes aux trismoniques en passant par les nudistes décomplexés. Tout au long de cette exposition qui ne compte pas moins de 200 clichés, l’émotion est présente voire étouffante. Le choix du format carré, qui sera sa marque artistique, claque à la gueule du spectateur les sentiments du sujet, rend incontournable le plongeon sans préliminaire dans un univers rugueux et touchant à la fois. A la fin de l’exposition vous pourrez jouir du centre d’étude, que nous avons choisi de contourner pour ne pas intellectualiser nos émotions et laisser vierge le travail de Diane Arbus. J’ai été conquis par la présence des appareils utilisés par la photographe au cours de sa carrière (Nikon F, Rolleiflex, Pentax, …), un détail qui saura ravir tous les amoureux de photographie…

Jusqu’au 5 février 2012

Jeu de Paume
1 place de la Concorde – 75008 Paris

MARY SUE

Nous suivons depuis quelques temps le travail de Mary Sue, et pour cette nouvelle exposition, elle a rendu une très bonne copie avec « La Permanence« . Une série de photos, une vidéo et des supports bien originaux, liés à sa thématique de l’école : des pupitres gravés avec impertinence ! Vous vous baladez dans la galerie, mais vous vous prenez au jeu de déambuler au milieu des tables pour découvrir de quoi ils ont été affublé de gravures diverses et variées… Et vous ne pourrez vous empêcher de rire des clins d’oeil (oh tiens Justin Bieber et Hello Kitty se font face !), et de repenser à vos années sur les bancs de l’école où vous avez eu envie de vous lâchez comme Mary Sue l’a fait ! Encore une chouette expo que nous propose cette artiste, toujours dans son univers onirique, enfantin et piquant, bravo !

Jusqu’au 12 novembre 2011

Galerie Rabouan Moussion
121 rue Vieille du Temple – 75003 Paris