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Stéphane Rolland : la Haute Couture à l’état brut

Une rencontre peut tout changer. Quand en mars 2010 l’occasion nous est présentée de rencontrer Monsieur Stéphane Rolland, nous n’avions pas pu résister de venir découvrir ses ateliers puis assister à son défilé Haute Couture. Ce fut une sublime et véritable claque artistique et humaine, et surtout le début d’un parcours photographique … Stéphane Rolland fait partie de ces créateurs touchants du doigt la perfection divine. J’aime les moments suspendus avant le défilé : le maquillage des mannequins, les dernières touches des coiffeurs, l’agitation contrôlée des habilleuses et surtout le regard bienveillant du couturier, tel un père vérifiant que tout se passe bien. J’ai donc couvert les coulisses (dont je vous parlerai plus tard) pour enfin chercher un angle différent des autres photographes.

Pour reprendre les mots de Cartier-Bresson : photographier « c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre » et donc choisir de ne pas avoir le même angle de vue, de rater la photo de votre vie, et puis de toute façon notre regard se ré-invente à chaque seconde, jamais nous ne pourrons rater une photo !

Pour ce défilé Printemps-Eté 2011, Stéphane Rolland nous a encore donné à croire qu’une fée s’était penchée sur son berceau dans son enfance. Certains diront que son style ne se renouvelle pas, je suis de ceux qui aiment les choses parfaitement exécutées, les robes de princesse et surtout la perfection. Mon amour de la mode passe par un jeu de conquête et de séduction. Dès la première robe le maître donne le ton : il a doucement évolué en gardant ce qui le caractérise, à savoir mettre en valeur les formes des femmes, endiabler les tissus en y rajoutant une délicate touche de verre soufflé ! Pour cet été, les robes de soirée seront décolletées, fluides, les épaules larges, le drapé tombant …

Pendant tout le défilé, je n’ai pas quitté ma place de choix : entre deux projecteurs surchauffés, seul devant les mannequins prêtes à pénétrer sur le catwalk. La lumière est crue, l’espace est exigu, et pourtant je suis le plus chanceux des hommes, mon coeur bat la chamade. Dans la pénombre, j’aperçois le regard pesant et protecteur de Stéphane Rolland touchant une ultime fois ses créations avant de les livrer aux lions de la mode.

Merci Anne Sophie pour ce merveilleux moment.

  • Félicitations à ce créateur de talent ! les robes et les tissus sont aériens !

  • :-))) no comment :-))) (bis)