Vogue Fashion Night : le déclin ?

Le 7 septembre avait lieu la Vogue Fashion Night. C’est le moment de l’année où les boutiques du triangle d’or ouvrent leurs portes aux passionnés de mode. Une soirée entièrement dédiée au luxe, à la délicatesse et à l’Art, oui mais voilà, curieux comme je suis j’ai observé longuement le balais des badauds avides de créations en tout genre. Pour une fois, point de looks torturés, point de styles recherchés et mûrement réfléchis, je n’ai vu qu’un navrant défilé de personnes aux signes extérieurs de richesses exacerbés. Pendant presque une heure, j’ai erré de boutique en boutique, espérant ressentir le frisson du photographe tombant sur la composition ultime. Certes des marques telles que Céline, Chloe, Manoush ont réalisé un travail intéressant pour animer la soirée et lui donner les lettres de noblesses qui lui reviennent. J’en veux pour preuve la présence de mini-studio photo, ambiance de cirque, Dj’s, … pour cela je dis bravo.
Mais la déception fut grandissante à la vue de « jeunes à mèche » issus de la bourgeoisie du 16e et autres gamines friquées exhibant fièrement le dernier sac à main « so trendy » et les dernières sneakers que toutes les modasses s’arrachent parce que c’est comme ça maintenant la mode, même si c’est moche on achète pour coller à la tendance. C’est pathétique !
Le concept est en soi très étrange, au delà de célébrer la Mode (un grand M s’impose pour différencier l’effet, du milieu) ce moment si particulier a été repris par les participants comme une vulgaire fête où coule à flot champagne, mojito et condescendance. Mais avec classe s’il vous plaît ! Ces gens là ne sont pas n’importe qui, voyons. Ils sont les principaux acheteurs des marques sus-citées; où en tout cas espèrent le devenir.
L’ouverture d’enseignes si prestigieuses à la masse est génératrice de rêve, c’est ce que vend cette célébration: du rêve. Combien de fois avez vous espéré, désiré, carressé l’espoir de pénétrer et fouler le sol du prestige de la couture mondiale ? Avouez-le, nous avons tous nos petits travers, preuve en est j’y étais.

J’ai parcouru récemment un article concernant La VFN (Vogue Fashion Night) et une comparaison clairvoyante entre la version française et américaine. Et devinez la conclusion, Paris ne serait qu’une pâle copie de sa soeur new-yorkaise … je n’en suis pas surpris. La mode à Paris reste et restera hautaine et froide !
Une chose est sûre pour moi la mode ce n’est sûrement pas ça !



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